[ MAGELLAN ] Dernière réunion des NAO

NÉGOCIATIONS SALARIALES : LA DIRECTION NOUS DEMANDE ENCORE DE NOUS SERRER LA CEINTURE !

Le rachat par Magellan ne doit pas se faire sur le dos des salariés

À l’issue des discussions, la direction annonce une enveloppe globale limitée à 2 % ( comme chez Magellan cette année  ) promotion inclus ( et mesures complémentaires incluses ?) , composée de :

  • 1,8 % d’augmentations individuelles (AI) ;
  • 0,2 % d’augmentation générale (AG).

Dans un premier temps, la direction évoquait même une répartition de 1,6 % d’AI et 0,2 % d’AG, sans augmentation de l’enveloppe globale prévue de 1,8 % lors de la dernière réunion.

Pour la CGT, il n’y a pas eu de véritable négociation. La direction se contente d’appliquer à minima les accords existants, tout en refusant d’ouvrir de nouvelles discussions sur le pouvoir d’achat et les conditions sociales.

Avec un indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de 2 % sur un an en juin 2026, les salariés qui ne bénéficieront pas d’une augmentation individuelle, ou dont l’augmentation sera inférieure à 1,8 %, vont voir leur salaire diminué !!!!


La direction favorise le “mérite” au détriment du collectif

En privilégiant les augmentations individuelles, la direction fait le choix de l’individualisation et de l’opacité. Elle affirme vouloir « favoriser le mérite » et tente de nous rassurer en expliquant que les augmentations individuelles vont « ruisseler ».

Mais le ruissellement n’est pas une politique salariale !

Il ne garantit :

  • ni une augmentation pour tous ;
  • ni une revalorisation réellement équitable ;
  • ni la reconnaissance collective du travail accompli ;
  • ni une progression durable du pouvoir d’achat.

Cette répartition laisse surtout à la direction le pouvoir de décider seule qui sera augmenté et à quel niveau.

La direction a été contrainte de respecter nos accords et de proposer une augmentation générale de 0,2 %. À la demande de la CGT, la direction conservera toutefois le système de paliers qui existait chez Worldline. Nous resterons vigilants sur son application et sur la transparence des critères de répartition.

Pour la CGT, la priorité doit être donnée aux bas salaires. Une enveloppe d’augmentation générale doit bénéficier en premier lieu à celles et ceux qui subissent le plus fortement l’inflation et la baisse du pouvoir d’achat.

Pour rappel, chez Magellan, qui est une société de conseil, le fonctionnement est beaucoup plus individualiste. Par exemple, la prime de vacances est calculée en fonction du salaire.
Sur la journée de solidarité offerte par l’employeur, rien n’a été dit. En 2025, la direction s’est engagé à « un octroi définitif de la journée de solidarité ». Chez Magellan, cette journée n’est pas offerte. La direction va-t-elle dénoncer cette mesure unilatérale de la direction ?

Toujours les mêmes qui doivent se serrer la ceinture

Pour justifier son refus d’améliorer les salaires et les avantages sociaux, la direction invoque :

  • un contexte de décroissance sur le périmètre TS ;
  • un manque de visibilité sur l’avenir ;
  • la nécessité de préserver la marge ;
  • le poids des coûts fixes ;
  • le risque sur l’emploi.

La direction affirme vouloir adopter une position prudente. Mais cette prudence est systématiquement invoquée lorsqu’il s’agit de répondre aux revendications des salariés.

Les efforts et les sacrifices sont toujours demandés aux mêmes : les salariés.

Un manque de visibilité ne peut pas servir de prétexte permanent pour bloquer les augmentations, dégrader nos droits et remettre en cause notre pouvoir d’achat.


Notre travail crée la richesse

M3S existe grâce au travail des salariés. Nous demandons une rémunération qui nous permette de vivre dignement.

Contrairement à ce qu’affirme la direction, notre travail n’est pas un coût : c’est lui qui crée la richesse de l’entreprise.

Notre salaire n’est pas une charge qu’il faudrait réduire à tout prix. Il est la juste rémunération :

  • du travail accompli ;
  • des compétences mobilisées ;
  • des responsabilités assumées ;
  • de la valeur produite par les salariés.

Le chantage à l’emploi, la préservation de la marge et l’invocation permanente des coûts ne doivent pas servir à faire payer aux salariés le prix des choix stratégiques de la direction.

Et le coût du capital, combien coûte-t-il ?

Lorsque nous demandons des informations sur les dividendes ou les rémunérations perçus par les « partners », la direction ne nous répond pas et refuse de communiquer les chiffres.

En revanche, lorsqu’il s’agit de parler des salaires, la direction présente systématiquement le travail comme un coût qu’il faudrait maîtriser.

Mais combien coûte réellement le capital ?

Pourquoi les salariés devraient-ils accepter de limiter leurs augmentations, de perdre du pouvoir d’achat et de voir leurs acquis remis en cause, tandis que la transparence n’est pas exigée sur les dividendes, les rémunérations des dirigeants et les revenus des actionnaires ?

Notre travail crée la richesse. Il est normal que les salariés bénéficient d’une juste part de la valeur qu’ils produisent.

La transparence ne peut pas être à sens unique : elle doit porter aussi sur la rémunération du capital et des « partners ».


Titre-restaurant, crèches : le nivellement par le bas n’est pas acceptable

Lorsque nous demandons une revalorisation du titre-restaurant, la direction refuse au motif que M3S serait déjà mieux-disante que d’autres entités du groupe.

Cet argument ne tient pas.

Les salariés de M3S ne doivent pas être pénalisés parce que d’autres établissements bénéficient de conditions moins favorables. Lorsque nous demandons un alignement vers le haut, la direction nous explique que les activités sont différentes. Mais lorsqu’il s’agit de justifier un nivellement vers le bas, ces différences disparaissent soudainement !

Les acquis et le pouvoir d’achat ne sont pas des variables d’ajustement.

La discussion est également biaisée par le manque d’informations transparentes sur la situation au sein de Magellan. Certaines entités bénéficient encore de dispositifs sociaux, comme les crèches, tandis qu’on nous annonce qu’il faudra peut-être attendre 2027 pour en bénéficier à notre tour.

La direction invoque aujourd’hui un manque de visibilité. Mais si cette visibilité n’est attendue qu’en 2027, devons-nous patienter jusque-là pour obtenir des avancées sociales et salariales ?

Le manque d’information ne peut pas servir de prétexte pour bloquer nos revendications.


Le rachat de MTS par Magellan ne doit pas être payé par les salariés

Au final, les salariés perdent plus de 2 % d’enveloppe par rapport à l’année dernière : https://worldline.syndicatcgt.fr/2026/07/rappel-nao-2025/  ( NB : Hors PPV,  les engagements pris par la direction restent en vigueur et continuent de s’appliquer jusqu’à ce que celle-ci décide de revenir dessus).

Faute de visibilité suffisante, la direction n’a pas souhaité intégrer la prime de partage de la valeur (PPV) aux négociations annuelles obligatoires (NAO). Elle indique toutefois qu’une négociation pourrait éventuellement être ouverte en octobre 2026, pour un versement de la prime en décembre 2026.

Pour rappel, un dispositif d’intéressement existe au sein du groupe Magellan. Dans ce contexte, pourquoi les salariés de M3S ne pourraient-ils pas bénéficier d’un dispositif équivalent, sous la forme d’une PPV ?

Est-ce donc cela, le véritable avantage du rachat par Magellan pour les salariés ?

Devons-nous accepter :

  • une enveloppe salariale en baisse ;
  • des augmentations principalement individuelles ;
  • des droits sociaux reportés à plus tard ;
  • un manque de transparence ;
  • des promesses sans garanties concrètes ?

Pour la CGT, la réponse est non.

Un rapprochement ne doit pas se traduire par :

  • un recul de nos acquis ;
  • un nivellement par le bas ;
  • une baisse du pouvoir d’achat ;
  • le report permanent de nos revendications ;
  • une mise en concurrence des salariés entre les différentes entités du groupe.

Le rachat de MTS par Magellan, ce n’est pas aux salariés d’en payer la facture !


Des promesses ne suffisent pas

La direction nous demande de faire confiance à l’avenir, sans apporter de garanties précises sur ce qui sera réellement mis en place.

Nous refusons que nos droits et notre pouvoir d’achat reposent sur de simples intentions.

Les engagements doivent être :

  • écrits ;
  • chiffrés ;
  • transparents ;
  • assortis d’un calendrier précis ;
  • contrôlables par les représentants du personnel.

Sans garanties, les salariés sont une nouvelle fois les seuls à supporter les risques et les incertitudes.


La mobilisation est indispensable

La direction annonce déjà vouloir « benchmarker les avantages de M3S par rapport au marché ».

Pour la CGT, le constat est clair : sans mobilisation des salariés, la direction poursuivra le détricotage de nos acquis en invoquant tour à tour le chantage à l’emploi, le manque de visibilité ou les prétendues contraintes du marché.

Ne nous y trompons pas : derrière ces discours, c’est une nouvelle offensive contre nos droits et nos conditions de travail qui se prépare.

La CGT revendique :

  • une véritable augmentation générale pour tous ;
  • une priorité aux bas salaires ;
  • une répartition transparente et équitable de l’enveloppe ;
  • le maintien et l’amélioration de nos acquis sociaux ;
  • des engagements écrits et garantis ;
  • aucune dégradation sociale au nom du rachat par Magellan.

Nos acquis ne sont pas à vendre !

Notre travail crée la richesse : nous voulons notre juste part !

Tous mobilisés en septembre pour nos salaires et nos droits !

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