Assemblée Générale
Mardi 15 septembre 2026, 12h-13h*
L’été fut chaud, la rentrée sera décisive : Mobilisons nous !
L’heure n’est plus à l’attente. Il est temps de nous préparer, collectivement, à défendre pied à pied des acquis qu’on cherche à démanteler un à un.
Au programme : recueillir vos avis, construire ensemble nos revendications, et coordonner nos actions — salariés et syndicats, main dans la main.
Votre participation sera décisive. Pour votre avenir. Pour celui de l’entreprise.
D’ici la fin de l’été, rapprochez-vous de vos syndicats. Nous sommes désormais privés de la possibilité de vous adresser directement nos tracts : à vous, désormais, de faire circuler l’information.
* Nous vous fournirons les détails pratiques à la rentrée
Des « négociations » expédiées
Cet été, la direction de Magellan M3S a enchaîné cinq réunions de Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) à marche forcée.
Le scénario ? Trois premières séances menées tambour battant, durant lesquelles les représentantes de la Direction se sont contentées de collecter les revendications des organisations syndicales, sans jamais dévoiler leurs propres intentions.
Lors de la 4e réunion, convoquée en distanciel la veille pour le lendemain, la Direction a formulé ses intentions : un budget NAO limité à 1,8 % uniquement en augmentations individuelles et incluant les mesures complémentaires. Les organisations syndicales s’insurgent et rappellent qu’une augmentation générale est obligatoire selon les termes de nos accords.
La direction ouvre la 5e réunion en annonçant sa décision : 1,6% d’augmentation individuelle et 0,2% d’augmentation générale.
Devant la réaction de l’ensemble des organisations syndicales qui s’indignent (les salariés Magellan se sont vu octroyer 2% d’augmentation, les NAO Worldline 2025 se montaient à plus de 4,5%, dissonance avec les annonces faites lors du rachat), la Direction suspend la séance.
10 minutes après, la Direction revient pour acter 1,8% d’augmentation individuelle et 0,2% d’augmentation générale (voir détail tableau ci-dessous).
La Direction souligne que nous devrions nous féliciter des efforts de préservation de l’emploi (ce qui est pourtant garanti dans nos accords actuels et ce jusqu’en décembre 2027), et que l’objectif est aujourd’hui de « benchmarker » les Entreprises de Service du Numérique concurrentes afin de se rapprocher de leur fonctionnement.
Faute d’avoir obtenu les informations qui nous auraient permis de vérifier et comprendre la situation économique de l’entreprise et mis devant le fait accompli, nous ne pouvons qu’assister à la clôture des « négociations ».
L’intersyndicale décide de porter devant l’inspection du travail les anomalies observées dans la conduite des NAO dénonçant une conduite déloyale de la Direction
Décryptage : la mécanique d’une régression sociale
Derrière l’habillage sémantique de la « valorisation des key people » se dessine en réalité une politique d’injustice salariale assumée : organisation de la rareté, mise en concurrence des salariés, arbitraire érigé en méthode de distribution.
Une Direction qui feint d’ignorer ses propres accords : toute augmentation salariale doit s’accompagner d’une augmentation générale.
Une enveloppe opaque. Aucune transparence. Aucune lisibilité. Aucune garantie d’équité.
Des promotions financées sur la même enveloppe. Charge aux managers de ménager la chèvre et le chou : trahir la promesse faite au salarié promu, ou pénaliser le reste de l’équipe. Cornélien.
Une PPV sacrifiée, faute de visibilité budgétaire.
Une harmonisation par le bas. Officiellement, la direction souhaite aligner M3S sur Magellan et supprimer les augmentations générales du futur accord, au nom d’un retour au « Syntec, rien que Syntec, tout Syntec ».
1,8 %, c’est une perte sèche
Ne nous y trompons pas : ce budget n’est pas une avancée, c’est un recul. Pour simplement maintenir son pouvoir d’achat, chaque salarié devra décrocher une augmentation individuelle supérieure à la moyenne — donc au détriment de ses collègues.
- 0 € d’augmentation individuelle = perte nette immédiate de plus de 2% de pouvoir d’achat
- Augmentation individuelle inférieure à 2% = recul du salaire réel (inflation)
Nos revendications
- Une véritable augmentation
- Une transparence totale sur l’enveloppe
- Le respect des accords existants
- Une distribution lisible, équitable et négociée
- Des mesures qui protègent le niveau de vie de tous les salariés, et pas seulement quelques « key people »
