Entre désorganisation et déconsidération, c’est la désillusion à Seclin comme à Rennes.
Rennes : un retournement de situation incompréhensible
Depuis des mois, la direction annonçait qu’à Rennes où la majorité des salariés sont MeTS, les salariés « Worldline » seraient accueillis en sous-location sur le site pour une durée de 9 à 12 mois après séparation. Un demi étage leur avait été réservé et le nouveau plan d’occupation des locaux partagé et validé par les salariés concernés.
À quelques jours de l’échéance, c’est la stupéfaction. La direction annonce brutalement au CSE Worldline le refus du bailleur et le déménagement des 45 salariés Worldline sans consultation préalable dans un open-space de 24 bureaux en coworking au centre ville. Les salariés concernés sont informés par mail le 17 mars de leur éviction sous 10 jours.
North Star prévoit la suppression de “petits” sites et leur passage en full télétravail. Ce bail de coworking de 24 places pour 45 salariés est signé pour deux ans avec seulement 5 places de parking en centre ville et 2 places vélo, une isolation phonique inexistante, un espace convivialité intégré à l’open-space et des bureaux étroits (70cm).
La CGT s’interroge sur les cause de la débâcle. Erreur grossière de fiabilisation de la direction dans la conduite de son projet ou conduite du changement au forceps ? Dans les deux cas, le capital confiance est considérablement entamé pour la suite.
Et pour les salariés ? Nos élus locaux, armés d’un sondage réalisé auprès des salariés, ont obtenus quelques améliorations :
• 100% télétravail autorisé pendant un mois d’adaptation ;
• équipement IT adaptés pour tous : clavier, souris et casques sans fil ;
• mise en place de panneaux phoniques et 1 bureau CSE ;
• nombre de places de stationnement ré-évalué ? La demande du CSE est toujours sans réponse alors que le sondage a permis de recueillir des données chiffrées bien au-delà des places prévues (2 à 3 fois plus).
Déménagement de Seclin : pas même un coup de chiffon
À Seclin, les salariés de Magellan font du camping imposé dans le bâtiment LP1. On savait ce bâtiment très vétuste mais comment expliquer l’état de saleté dans lequel les salariés ont découvert leurs locaux. D’évidence, la direction n’avait pas eu la présence d’esprit de n’importe quel loueur d’airbnb: planifier une prestation de nettoyage. En attendant un déménagement annoncé vers LP3, les salariés après avoir retrouvé leurs cartons tant bien que mal dans les couloirs, font avec :
• du mobilier de récupération et recyclé ;
• un nombre insuffisant de « dock » et d’alimentation ou pas de multiprise pour se brancher ;
• ou même des bureaux sans fenêtre !!!
Au vu des problèmes rencontrés et du manque d’anticipation, la CGT espère que la direction comme elle l’a annoncé en CSE, apprendra de ses erreurs. Que va-t-il se passer quand nous devrons migrer les outils chez Magellan ? Un projet bien plus complexe et ambitieux avec des impacts forts.
Worldline déshabille la mariée et “pille MeTS” ?
À Seclin, le Fab Lab a été déplacé de Magellan vers Worldline sans se soucier d’identifier le propriétaire du matériel.