Négociation Qualité de Vie au Travail

Cette négociation est décomposée en deux blocs :

  • Accord prévention des RPS prévu en 2 réunions
  • Accord Egalité professionnelle et Qualité de Vie et Conditions de travail prévu en 4 réunions

La direction nous a présenté les différentes mesures qu’elle souhaite mettre en place dans les 3 types de prévention :

La prévention primaire

Consiste à éliminer ou à réduire des facteurs de risques psychosociaux

La prévention secondaire

consiste à tenter de modérer l’effet des facteurs de risques présents. Elle se traduit par une intervention sur, ou auprès des personnes concernées par ces facteurs de risque, par exemple pour leur apprendre à «gérer leur stress ».

La prévention secondaire suppose l’échec ou l’insuffisance de la prévention primaire

La prévention tertiaire

consiste à restaurer la santé des travailleurs lorsque celle-ci a été ébranlée par les facteurs de risque, à permettre leur retour au travail et à assurer un suivi. Elle ne diminue pas à proprement parler les risques, mais contribue à rendre leurs conséquences un peu moins graves.

Même si pour faire face aux réorganisations incessantes chez Worldline, la direction veux mettre en place, en prévention primaire, l’obligation d’une étude RPS par le manager uniquement avant chaque réorganisation, les outils sont surtout orientés prévention secondaire (ex : formation essentiellement RPS et gestion du stress) et tertiaire (ex :hotline, Worldline For Me). Car, bien sûr, si vous êtes victimes de mal être au travail, le problème c’est vous et c’est à vous de vous soigner. La transformation de votre mode de vie depuis la crise sanitaire, la politique de « cost killing », d’internationalisation qui éclate les équipes de travail et le passage en flex-office n’ont sans doute rien à voir ?

Or, il ne s’agit pas d’adapter l’homme au travail mais le travail à l’homme (L4121-2). Pour l’instant, la direction ne tient pas compte du résultat du sondage RPS.

Cet accord permettra d’écrire dans le marbre que Worldline prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. (L4121-1).

Pour la CGT, le Conseil d’administration et les plus hauts niveaux hiérarchiques doivent être impliqués dans les RPS et tout comme les réorganisations, toute décision stratégique doit faire l’objet d’une analyse des RPS.

Le management de plus bas niveau et les salariés ne doivent pas subir les décisions, principalement financières et court termistes. Un droit de refus ou de proposition alternative doit être la base !!
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